Historique du Festival

Historique du Festival
  1. 2016
  2. 2015
  3. 2014
  4. 2013
  5. 2012
  6. 2011
  7. Années 2000 : un festival en plein essor
  8. Développement majeur entre 1983 et 1997
  9. Années 80 : la prise en compte de la dimension économique
  10. Années 70 : une décennie contrastée
  11. Années 60 : installation des Jica à Annecy

Sommaire

Parcourez l’historique du Festival d’Annecy, de ses prémices dans les années 60 avec les Jica et l’Asifa ; la création du Cica, la prise en compte de la dimension économique et la mise en place du Marché international du film d’animation (Mifa) dans les années 80 ; l’essor du Festival dans les années 2000 et la création de CITIA ; pour arriver à un festival mature qui a fêté ses 50 ans en 2010, tandis que le Mifa célèbre ses 30 ans en 2015.

2016

Le Festival d’Annecy a cette année encore battu des records, en franchissant le cap des 9 150 accrédités, des 2 700 films soumis pour concourir en sélection officielle, et des 400 projets reçus pour participer aux sessions de Pitchs Mifa. De nombreux programmes spéciaux étaient dédiés aux trois thématiques à l’honneur : l’animation française, l’animation publicitaire et l’année France-Corée.

Cette édition a accueilli une pléiade de personnalités reconnues dans le monde de l’animation, de nombreuses avant-premières exceptionnelles qui ont déplacé les foules, et un nouveau format de Rencontres, les Work in Progress TV, qui ont su trouver leur public.

Du côté des récompenses, le Cristal d’honneur a été attribué cette année au célèbre producteur Didier Brunner, et le prix Mifa & Variety’s Animation Personality of the Year, aux cofondateurs du studio Aardman Animations, Peter Lord et David Sproxton.

Le Mifa, après avoir célébré ses 30 ans en 2015, a confirmé sa position stratégique en tant que Marché international du film d’animation. Preuve en est la visite du président de la République, François Hollande, et de la ministre de la Culture et de la Communication, Audrey Azoulay.

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2015

L’édition 2015 a battu tous les records en nombre d’accréditations, de pays représentés, d’avant-premières, de films soumis et a accueilli de nombreuses personnalités du monde de l’animation. Les deux thématiques à l’honneur cette année, Femmes et animation et l’Espagne, ont rencontré un vif succès. Les femmes étaient par ailleurs bien représentées, Florence Miailhe ayant reçu le Cristal d’honneur et Regina Pessoa ayant réalisé l’affiche de l’édition.

Les plus grands studios d’animation internationaux étaient présents sur le Mifa, qui célébrait cette année ses 30 ans. L’occasion de remettre un nouveau prix, le prix Mifa & Variety’s Animation Personaliy of the year, décerné à Chris Meledandri, personnage emblématique de l’industrie de l’animation.

De nouveaux formats ont également vu le jour : les Focus studio, pour permettre aux studios d’animation de lever le voile sur leur actualité ; les Keynotes, pour que les plus grands noms de l’animation (Chris Meledandri, Genndy Tartakovsky…) partagent leur savoir et expérience ; les Pitchs Animation du Monde, pour mettre en lumière les pays émergents en matière de production d’animation ; et les Goûters des étudiants, pour donner la parole aux plus jeunes réalisateurs.

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2014

L’animation en volume était à l’honneur lors de cette édition, grâce à de nombreux programmes spéciaux dédiés à cette technique, conférences, expositions, ainsi que l’affiche du Festival réalisée par Franck Dion. Isao Takahata a honoré Annecy de sa présence et s’est vu remettre le Cristal d’honneur.
Côté nouveautés, 2014 a été marqué par la création d’une section compétitive de courts métrages, Animation Off-Limits, et par la mise en ligne d’une partie de la programmation grâce à MyHomeFestival.
Concernant les Conférences, l’offre a été repensée, étoffée et répartie en trois catégories, dont chacune a trouvé son public : Création, Business et Organisation de production.

Au Mifa, on constate une forte augmentation des sociétés exposantes, ainsi que des majors américaines présentes (Nickelodeon, Disney, Pixar, Cartoon Network...). En 2015, le Mifa fêtera ses 30 ans, l’occasion de célébrer l’évolution de l’industrie de l’animation et son avenir.

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2013

Cette édition 2013 a été riche en événements : la Pologne à l’honneur, la carrière de Jerzy Kucia couronnée par un Cristal d’honneur, le 50e anniversaire de Calimero, plusieurs avant-premières et séances événements. Les films ont été soumis au vote du public via l’élection du film le plus drôle et le prix du public. Et surtout, cette édition a été marquée de la patte du nouveau directeur artistique, Marcel Jean.
La ministre de la Culture, Aurélie Filippetti, a rendu visite au Mifa, qui inaugurait de nouveaux rendez-vous tels que les Mifa Talks et les Share With.
Les séances de recrutement du Carrefour de la création ont été appréciées par de nouveaux studios, comme Illumination Mac Guff, Laika, Method Animation, etc.

En chiffres : 7 100 accrédités, dont 2 400 provenant du Mifa.

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2012

L’Irlande était à l'honneur pour cette édition 2012, à la programmation riche et variée.
Parmi les avant-premières, citons Le Magasin des suicides, réalisé par Patrice Leconte, présent lors du festival et Le Lorax.
Côté Mifa, les nouveaux événements (Territory Focus, Mifa screening et Demo Room) et espaces ont permis de mieux valoriser les sociétés participantes et les pays représentés. De nombreux networking se sont déroulés dans la semaine.
25 projets ont été présentés au Carrefour de la création. L'animation africaine a également bénéficié d'un coup de projecteur. 19 séances de recrutement ont eu lieu.
Plus de 900 personnes ont suivi les conférences.

Une édition 2012 riche en événements et en rebondissements !

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2011

Un zoom sur l'animation indépendante américaine a donné la couleur de la programmation de cette édition 2011.
Côté Mifa : au programme, pêle-mêle, les 10 ans d'Ankama, les conférences de presse de SFPA, UniFrance et CANAL+FAMILY.
Côté VIP, le Festival a eu l'honneur d'accueillir Leiji Matsumoto !
Le ministre de la Culture Frédéric Mitterrand était également présent et a notamment remis le prix du concours Annecy 2011 YouTube lors d'une soirée organisée par Disney.

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Années 2000 : un festival en plein essor

15 permanents pour l’organisation
Une équipe de 15 permanents est ainsi mise en place sous la responsabilité de Tiziana Loschi, avec Dominique Puthod à la présidence. À la suite du décès de Jean-Luc Xiberras, Serge Bromberg prend la direction artistique du Festival en avril 1999. C’est donc une organisation plus collective qui prend en charge l’animation et le développement de la manifestation.

Roy Disney pour les 40 ans
Serge Bromberg convie Roy Disney en tant que président d’honneur pour le 40e anniversaire du Festival. Ce geste symbolique prouve qu’Annecy a atteint sa maturité et que l’événement ne doit plus être conçu et perçu comme une alternative à l’animation américaine mais plutôt comme le creuset de toute l’animation. C’est ainsi qu’à partir de cette période, Annecy évolue de manière décomplexée par rapport aux majors.

Multiplication des avant-premières
Au cours des années 2000, les avant-premières se multiplient et entraînent une plus grande couverture médiatique de l’événement. La France et l’Europe se lancent également dans la production de longs métrages d’animation et l’équilibre éditorial dans la présentation des films événements est alors plus facile à proposer.

Création de CITIA, cité de l’image en mouvement
En 2006, la fusion de deux associations, le Cica et la Pumma, donne naissance à l’établissement public de coopération culturelle (EPCC) CITIA. Patrick Eveno prend la direction de ce nouvel établissement après avoir été recruté sur la base d’un projet fondé sur "l’image en mouvement" et articulé autour de trois axes complémentaires : la culture, la formation et l’économie. À partir de cette date, une trentaine de personnes travaillent à l’année au sein de CITIA, à l’organisation du Festival et du Mifa, entre autres activités.

Un Festival mature
En 2008, le Festival connaît une hausse de ses principaux chiffres : 6 700 accrédités soit 10 % de fréquentation supplémentaire, 1 867 films soumis, 284 retenus en sélection officielle, 300 journalistes présents, 20 % de surface d’exposition supplémentaire au Mifa, soit 3 000 m² et plus de 1 100 sociétés inscrites. En 2009, le Festival rayonne aussi bien sur le plan mondial qu’à travers son implication au niveau local et régional.

Années 2010 : 50 ans d’un engagement sans faille !
Les 50 ans du Festival ont été fêtés en 2010, à l’occasion de sa 34e édition. Plus de 50 invités prestigieux se sont déplacés pour célébrer cet anniversaire qui a bénéficié d'une couverture médiatique internationale exceptionnelle.
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Développement majeur entre 1983 et 1997

Arrivée des studios américains
À partir de 1985, les studios américains sont de plus en plus visibles sur la manifestation. Leur présence est le signe de la poursuite de l’ouverture engagée en 1983. Ainsi en 1985, une diffusion auprès du public d’un programme de 9 films de Disney oscarisés est réalisée. En 1987, un hommage à la Warner est rendu et en 1989, pour la première fois, une délégation importante de Walt Disney Pictures est accueillie.

Dynamique des chiffres
Entre 1983 et 1997, l’événement connaît une croissance à deux chiffres : le nombre de participants passe de 900 accrédités en 1983 à 4 300 en 1997 et le nombre de films reçus de 386 à 1 271. Tout cela grâce à un contexte favorable, au raccourcissement des délais de production, à la stratégie d’ouverture de la manifestation et à la création du marché du film. Ces facteurs entraînent une couverture médiatique de plus en plus conséquente avec plus de 250 journalistes présents à la fin des années 90.

Évolution du public
Jusqu’en 1981, le public est essentiellement composé des membres du ciné-club et des professionnels venant du mouvement artistique de l’animation. Dès 1983, le succès de la manifestation, parallèlement à l’évolution du secteur, entraîne une augmentation du nombre de professionnels, que leur orientation soit culturelle ou économique. En 1993, le Cica installe pour la première fois un écran géant en plein air, sur le Pâquier, pour des projections publiques, afin de garder le contact avec la population locale.

Annualisation
En septembre 1997, le conseil d’administration vote l’annualisation de l’événement pour plusieurs raisons : augmentation du volume de production, difficulté de la sélection, rejet d’un trop grand nombre de films, concurrence des autres événements, besoin d’un marché annuel et nécessité d’une équipe organisatrice permanente. Grâce à cette décision, Annecy conforte sa position de leader international des festivals compétitifs dédiés au cinéma d’animation.

Années 80 : la prise en compte de la dimension économique

La rupture de 1982
En 1981, l’arrivée d’un nouveau gouvernement qui souhaite mettre en place une politique de décentralisation rend l’environnement favorable pour une prise en charge de la manifestation par les Annéciens. Le CNC est à prêt à accompagner ce mouvement et l’Asifa, sous l'impulsion des réalisateurs internationaux, désire également une évolution de la formule du Festival et de ses modalités de sélection. Des discussions démarrent entre le CNC, le sénateur Charles Bosson (président fondateur du Festival) et Pierre Jacquier, président des Jica. Au final, la non-reconduction du contrat du directeur, le transfert du secrétariat permanent de Paris à Annecy et la mise en place d’un comité de sélection international sont décidés.

Une nouvelle ambition
Jean-Luc Xiberras est engagé en juillet 1982 pour mettre en place ces nouvelles orientations et renouer avec la profession de l’animation qui s’est divisée après l’éviction du directeur. Le ciné-club d'Annecy garde également ses distances et soutient Raymond Maillet, qui souhaite créer un autre festival. C’est dans ce climat polémique qu’est organisée l’édition de 1983 qui se tiendra dans le nouveau centre culturel de Bonlieu. L’existence de plusieurs salles permet alors des projections simultanées, dans différents formats de films et sur différents supports, ce qui était impensable dans l’ancien théâtre-casino. Les prémices d’un marché du film sont également mises en œuvre et des conférences thématiques sont organisées. Cette édition, en s’ouvrant à toutes les fonctions du cinéma d’animation, à toutes les cultures et techniques, se révèle être un véritable succès.

Ouverture de la compétition à de nouveaux formats
En 1984, Marie-Noëlle Provent succède à Pierre Jacquier à la tête des Jica. L'association organisatrice devient le Centre international du cinéma d’animation (Cica) et adopte de nouveaux statuts. Ceux-ci visent à élargir les activités liées au cinéma d’animation et à promouvoir un enracinement local de la manifestation. Désormais, toutes les décisions sont prises en tenant compte des évolutions du domaine de l’animation et du secteur de l’audiovisuel. Après l’ouverture en 1983 de la compétition aux films de commande, une section compétitive est également créée pour les films de télévision en 1985.

Création d’un marché du film
Le ministre de la Culture nommé en 1981, Jack Lang, donne une véritable chance au développement de la manifestation avec la promotion des "nouvelles images" et la mise en place du "Plan Image". En 1985, la première édition du Marché international du film d’animation (Mifa) est ainsi coorganisée par le Cica et l’agence Octet. Pour Jack Lang, ce marché "répond à la nécessité d’envisager aujourd’hui l’évolution de ce secteur dans son ensemble et plus particulièrement dans ses aspects économiques". Pour le Cica, ce marché doit permettre aux films présentés en sélection officielle de trouver plus facilement un distributeur. Les politiques publiques mises en œuvre dans les années 80 ont ainsi créé un environnement favorable pour l’animation française et favorisé l’émergence d’un secteur économique national.

Années 70 : une décennie contrastée

Le retour des Jica
C'est grâce à l'engagement du sénateur-maire Charles Bosson, des réalisateurs et du ciné-club que le retour du Festival est possible. C'est Raymond Maillet, le bras droit de Pierre Barbin, qui lui succède à la direction des Jica. Passionné d’animation, il possède une connaissance exceptionnelle des films et des auteurs. Jusqu’en 1975, le Festival va connaître une hausse de participation, qu'il s'agisse des professionnels présents, des abonnés ou des spectateurs. Au cours de cette période, la dimension patrimoniale est particulièrement mise en évidence avec des expositions régulières au Musée-Château. Mais la courbe de la fréquentation s’inverse dès 1977 du fait, certes, de l’émergence de nouvelles manifestations, mais aussi de la multiplication des controverses entre les Annéciens, le secrétariat parisien et les réalisateurs.

Années 60 : installation des Jica à Annecy

Un ciné-club actif
L’existence sur le territoire savoyard d’un ciné-club très actif, combinée à la rencontre de ses animateurs avec l’équipe des Journées du cinéma, a facilité l’installation des Journées internationales du cinéma d’animation (Jica) à Annecy. Pierre Barbin (délégué général), André Martin et Michel Boschet (délégués adjoints) sont les membres fondateurs de ces journées.

Première édition des Jica
En 1956, les patrons du ciné-club, Henry Moret et Georges Gondran, sont à Cannes pour assister à la 1re édition des Jica en marge du "grand" festival. De la rencontre des deux équipes germe l’idée de l’implantation d’un festival dédié à l’animation à Annecy. La ville présente de nombreux avantages : proximité avec Genève et l’aéroport, présence d’un théâtre, existence d’un public réceptif au cinéma grâce au travail du ciné-club. En 1959, le conseil municipal vote avec une seule voix de majorité l'accueil de la manifestation.

Un Festival compétitif
En 1960, Annecy reçoit la 3e édition des Jica et le Festival devient compétitif. Parallèlement, les bases d’une association internationale de cinéma d’animation (Asifa) sont posées et le concept de cinéma d’animation s’institutionnalise progressivement. En 1963, pour contrer la concurrence, le Festival s’installe sur les années impaires. En 1964, un accord est conclu sous l’égide de l’Asifa qui confirme le caractère bisannuel du Festival d’Annecy. Progressivement, les codes d’un grand festival se mettent en place avec une sélection rigoureuse, des hommages, rétrospectives, des éditions, des expositions, des invités spéciaux et la présence de 25 délégations étrangères.

Une année sans festival
Début 1968, la nomination de Pierre Barbin au poste de directeur artistique de la Cinémathèque française, en remplacement d’Henri Langlois, puis sa démission en avril, déclenchent l'affaire de la Cinémathèque. En 1969, le Festival n’a pas lieu, le CNC ne pouvant le soutenir financièrement. L’État, au travers de son ministre des Affaires culturelles, André Malraux, propose de renoncer à la manifestation.

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